R.C.A. · Découpage administratif · Historique de la démonstration
Comment nous avons reconstitué la chaîne administrative et les 183 communes
Les textes donnaient l’organisation, le RGPH-4 donnait les codes et les noms, les jeux géographiques donnaient des limites d’âges différents. Il a fallu les faire dialoguer sans effacer leurs désaccords.
I. Références historiques
Le point de départ est le changement territorial engagé par la loi n°21.001 du 21 janvier 2021 relative aux circonscriptions administratives, puis précisé par la loi n°23.004 du 28 janvier 2023 fixant leurs limites. La Constitution du 30 août 2023 et les décrets de nomination de 2024 et 2025 montrent ensuite la mise en place des gouverneurs, préfets et sous-préfets.
Ces textes ne suffisent pas à produire une carte communale exploitable. Ils décrivent l’organisation de l’État et ses autorités, tandis que le code géographique du RGPH-4 de l’ICASEES fournit une nomenclature de travail comprenant 183 communes ou arrondissements et leurs rattachements.
II. Contexte et tri des informations utiles au projet
Aucune source disponible ne réunissait à elle seule le bon millésime juridique, les 183 identités communales, leurs codes et 183 géométries directement compatibles. Nous avons donc attribué un rôle précis à chaque famille de documents.
| Source | Ce qu’elle apporte | Limite traitée |
|---|---|---|
| Lois et décrets centrafricains | Architecture institutionnelle et validation des circonscriptions et autorités. | Un acte de nomination n’est pas une liste territoriale exhaustive ni un fichier cartographique. |
| ICASEES · Code géographique RGPH-4 | Noms, codes et chaîne région–préfecture–sous-préfecture–commune. | La nomenclature n’apporte pas toutes les limites polygonales nécessaires. |
| U.S. Census Bureau · couche ADM3 2021 | Socle géométrique homogène de 181 objets antérieurs au modèle final. | Noms, regroupements et périmètres ne reflètent pas tous le découpage retenu après 2021–2023. |
| OCHA, HDX et données de zones de desserte | Indices géométriques pour compléter ou scinder certains cas. | Une géométrie dérivée ou un proxy conserve son statut et sa provenance. |
| Scripts et tables d’audit du projet | Correspondances rejouables, contrôles de noms, codes, surfaces et intégrité. | Ils documentent une décision technique ; ils ne remplacent pas une validation juridique. |
III. Démonstration et choix
Fixer la nomenclature canonique
Le code géographique RGPH-4 a été extrait sans modifier la source. Il établit les quatre niveaux utiles, les codes et les libellés de 183 communes ou arrondissements. Cette table devient l’index de référence auquel les autres jeux doivent se raccorder.
Comparer les noms dans leur contexte
Les noms ont été comparés après neutralisation temporaire de la casse, des accents, des apostrophes et des tirets. Une ressemblance de nom n’était acceptée que dans la bonne préfecture et la bonne sous-préfecture. Les graphies originales restent conservées ; les alias servent seulement à la jointure.
Résoudre les anciens regroupements
La couche USCB comportait 181 objets. Trois couples qui ne correspondaient plus à deux communes distinctes dans le référentiel ont été réunis : Baoro avec Bawi-Tédoua, Ndim avec Dilouki, et Taley avec Mom. Après raccordement et regroupements, le socle cohérent comptait 178 géométries.
Reconstituer les cinq absentes
Les cinq codes sans géométrie étaient Mbili, Kabo, Am-Dafock, le 9e arrondissement de Bangui et Oarra Dembia. Des découpes ou compléments ont été calculés à partir des limites OCHA et HDX, en contrôlant les recouvrements avec Kodi, Sido, Bégoua et les arrondissements voisins. Oarra Dembia repose encore sur un proxy issu de zones de desserte et reste signalée comme telle.
Valider le jeu final
La progression enregistrée est vérifiable : 178, puis 179 avec Mbili, 180 avec Am-Dafock, 181 avec Kabo, 182 avec le 9e arrondissement et enfin 183 avec Oarra Dembia. Le fichier final contient 183 codes uniques, 183 géométries relues et aucune géométrie vide.
La chaîne de données retenue
Cette chaîne décrit le ressort administratif utile aux recherches, aux contrôles et aux agrégations. Pour la navigation civique du projet, la commune reste l’entrée principale ; les préfectures et sous-préfectures peuvent apparaître dans une couche « Administration de l’État ».
Ce qui a permis de réussir
- Ne pas choisir une source unique par facilité : chaque source a été limitée à ce qu’elle pouvait réellement prouver.
- Garder les codes comme texte : les clés RGPH-4 relient les tables sans dépendre d’une graphie variable.
- Conserver les désaccords : fusion, scission, alias ou proxy restent visibles dans les audits.
- Travailler par versions : chaque ajout géométrique produit un fichier intermédiaire contrôlable.
- Séparer identité et géométrie : une commune peut être certaine dans le référentiel alors que sa limite reste à confirmer.
IV. Conclusion et mise en application directe
Le résultat est un modèle commun de 183 communes, compatible avec la logique de La Commune 2.0 et prêt à recevoir les autres thèmes. Chaque commune dispose d’une clé locale stable, de son nom canonique, de ses rattachements administratifs et d’une référence géométrique.
Règle d’utilisation
- Utiliser le code communal RGPH-4 comme pivot de raccordement.
- Afficher séparément collectivité communale et ressort administratif de l’État.
- Conserver la source, le millésime et le statut de chaque géométrie.
- Marquer tout proxy ou périmètre dérivé jusqu’à confirmation officielle.
- Raccorder ensuite population, localités, santé et éducation sur ces mêmes clés.
Étape suivante : la page Population estimée des communes et des localités explique comment les chiffres confirmés et les estimations sont attachés à ce référentiel.
V. Bibliographie stricte
- République centrafricaine. Loi n°20.008 portant organisation et fonctionnement des collectivités territoriales, 2020.
- République centrafricaine. Loi n°21.001 du 21 janvier 2021 relative aux circonscriptions administratives. Référence législative consultable dans le catalogue législatif ITIE-RCA.
- République centrafricaine. Loi n°23.004 du 28 janvier 2023 fixant les limites territoriales des circonscriptions administratives.
- République centrafricaine. Constitution du 30 août 2023 et décrets de nomination n°25.032, 25.034 et 25.036, février 2025. Copies et extractions textuelles conservées dans l’archive de travail.
- ICASEES. RGPH-4 — Code géographique, extraction locale consultée en septembre 2026 ; nomenclature de 183 communes et arrondissements. Voir aussi les publications RGPH-4 de l’ICASEES.
- U.S. Census Bureau. Central African Republic Geographic Areas, ADM3, 2021, couche
CF_GEOG2_ADM3_2021_uscb_202303, géodatabase archivée localement. - Humanitarian Data Exchange / OCHA. Limites administratives de la République centrafricaine, versions archivées localement en 2025–2026 ; utilisées pour les compléments spatiaux, avec audits par commune.
- Humanitarian OpenStreetMap Team et partenaires. Settlement Catchment Areas — Central African Republic, extrait Mbomou daté du 4 septembre 2024 ; utilisé uniquement pour le proxy Oarra Dembia.
- Projet OBambou / RCA Open Data.
raccord-rgph4-uscb-audit.csv,rca-communes-sans-geometrie-uscb.csv, scriptsapply-canon-uscb.pyàrepair-final-183.pyet rapports d’audit, septembre 2026.