Le code : fermé pendant la construction, remis aux maires
La question qu'on nous posera, et qu'il faut poser nous-mêmes
Nous nous réclamons des communs, des standards ouverts, d'une société de la connaissance partagée — et notre licence est aujourd'hui fermée par défaut. Contradiction ? Non : calendrier. Mais un calendrier qui mérite d'être écrit noir sur blanc, parce qu'une promesse d'ouverture sans destinataire ni raison n'engage à rien.
Pourquoi fermé maintenant — la vraie raison
Ce n'est pas le secret commercial. C'est ceci : tout ce qui porte un potentiel de souveraineté finit dévié — capté, racheté, réorienté, vidé de sa fonction par plus rapide ou plus riche que son auteur. C'est arrivé à presque tout ce qui a compté.
Pendant la construction, donc : fermé. Pas ouvert-plus-tard-on-verra : fermé pour une raison précise, qui cesse d'exister le jour où l'architecture est complète et déployée.
Et au bout : le code n'est pas « ouvert » — il est REMIS
Quand tout sera vraiment développé — et nous pensons d'abord à GeoMANET, le réseau souverain — le code ne sera pas versé sur une plateforme au bénéfice de qui veut s'en emparer. Il sera remis, libre, aux maires.
| Open source de marché | Remise aux maires | |
|---|---|---|
| Qui en dispose | quiconque — dont le plus rapide et le mieux financé | 34 875 communes, une par une |
| Ce qui protège la fonction | rien — la licence n'a jamais empêché une déviation | la dispersion même : dévier 34 875 dépositaires n'a pas de sens |
| Le geste | une publication | une transmission — de main à main, comme la clé |
Ce que ça répond à l'esprit de 2007
Le rapport « République 2.0 » penchait vers le libre, et il avait raison sur la direction : le savoir et l'outil doivent finir dans les mains de tous. Nous ne divergeons que sur le chemin : pas ouvert au marché pendant qu'il peut encore être dévié — remis aux communes quand il ne peut plus l'être. Celui qui nous demande la date de l'ouverture pose la bonne question ; la réponse est un jalon, pas une date : quand l'architecture tient debout sans nous.
Doctrine dictée par Yannick Mandaba, 7 août 2026. Cohérente avec le dépôt communal d'identité (la clé chiffrée confiée à la mairie) et avec la vocation de GeoMANET : un réseau qui appartient à ceux qu'il relie.