Qui parle à qui
l'escalier des autorisations

La règle de départ est posée dans la Délibération : on parle toujours à quelqu'un de son propre étage. Un chef d'équipe parle à un chef d'équipe, un centurin à un centurin, un myriarque à un myriarque. Ces élus, nous les appelons les tribuns. Cette page dit ce qui se passe quand les deux groupes qui veulent travailler ensemble ne sont pas dans la même branche, et comment qui conduit quoi : les porteurs, et comment chacun affiche avec qui il pense : les étiquettes.

Le principe

La demande monte d'un côté jusqu'au niveau qui réunit les deux groupes, passe entre pairs à ce niveau, puis redescend de l'autre côté jusqu'au niveau symétrique. Chaque marche de cet escalier donne son accord, en montant comme en descendant : celui qui reçoit la demande, en bas de l'autre côté, doit lui aussi vouloir travailler avec vous.

C'est une remontée dans un arbre jusqu'au point qui porte les deux branches, puis une descente jusqu'au point parallèle — jamais un raccourci d'une branche à l'autre.

Deux cas côte à côte. À gauche, deux équipes de deux centuries d'une même myriade : le chef d'équipe A demande à son centurin, le centurin A s'adresse au centurin B, entre pairs, et le centurin B redescend vers le chef d'équipe B, qui donne aussi son accord ; le myriarque est seulement informé. À droite, deux équipes de deux myriades différentes : on monte du chef d'équipe A au centurin A puis au myriarque A, les deux myriarques s'accordent entre pairs, puis on redescend au centurin B et au chef d'équipe B.
Dans une même myriade, l'accord des deux centurins suffit et le myriarque est informé ; entre deux myriades, ce sont les deux myriarques qui s'accordent.

Deux centuries d'une même myriade

L'équipe A, dans la centurie A, voudrait travailler avec l'équipe B, dans la centurie B. Le chef d'équipe A le demande à son centurin. Le centurin A s'adresse au centurin B. Le centurin B en parle au chef d'équipe B, qui doit lui aussi être d'accord.

L'accord des deux centurins suffit à ouvrir le passage. Le myriarque est informé du but et des participants ; il n'entre pas pour autant dans le travail.

Deux myriades

Entre deux myriades, l'escalier compte une marche de plus : chef d'équipe A, centurin A, myriarque A ; les deux myriarques s'accordent ; puis myriarque B, centurin B, chef d'équipe B.

Ce que l'escalier garantit

  • Personne ne contourne sa branche. Un myriarque ne s'adresse pas directement au chef d'équipe d'en face.
  • Chaque accord vaut pour son périmètre, et pour celui-là seulement.
  • Un vote peut remplacer l'accord d'un responsable, selon les règles que s'est données le groupe.
  • Donner son accord n'est pas remettre ses clés. Le passage s'ouvre ; ce que chaque groupe garde pour lui reste à lui.

Les autres passages

Le même principe vaut entre deux groupes thématiques, entre deux circonscriptions, ou entre deux campagnes. Pour ces cas, le niveau qui réunit les deux groupes n'est pas toujours évident : leurs règles sont en cours d'écriture.

Les porteurs

Un tribun représente un groupe, en permanence. Un porteur conduit une chose précise au nom de ceux qui l'ont voulue : un projet, une opération de terrain, un sujet. Porter n'est pas un grade : on ne reçoit aucun droit au-delà de ce qu'on porte, et l'escalier s'applique à lui comme à tous.

  • Le porteur de projet, dans le monde du travail. Un projet déjà structuré est porté par son créateur — et ses co-créateurs. Un projet que le groupe reprend est porté par les délégués : les DLG-Créateurs et les DLG-Plébiscités, groupe minimum par défaut ; une même personne peut tenir les deux fonctions. Un chef d'équipe peut créer un projet : c'est alors comme créateur qu'il le porte, pas comme élu.
  • Le porteur de chasse, pour une opération de terrain : un chef d'équipe, un centurin, un myriarque ou un émissaire, proposé pour la conduire. Ce n'est pas forcément celui qui l'a préparée.
  • Le porteur d'un sujet, dans le monde politique : l'émissaire. On vote d'abord ce qui monte — l'ordre du jour —, puis qui le portera ; il est choisi pour ce sujet, jamais pour un mandat général.
Une idée arrive. Si elle est déjà structurée, elle est portée par son créateur. Si le groupe s'en empare, elle est portée par les délégués : les DLG-Créateurs et les DLG-Plébiscités, parfois une seule personne. Si le groupe n'en veut pas, elle ne meurt pas : elle se poursuit avec ceux qui y croient, mûrit, et revient se présenter — cette fois portée par une personne.
Rappel de la Délibération : l'idée structurée est portée par son créateur ; celle que le groupe reprend, par les délégués — DLG-Créateurs et DLG-Plébiscités.

Quand un projet veut sortir de son groupe pour être présenté ailleurs, son porteur et ses contributeurs reçoivent, après le sas, une autorisation de présentation limitée : les espaces où ils peuvent intervenir, et les parties du projet qu'ils peuvent montrer — sans lire l'historique des espaces qu'ils visitent. Cette autorisation est en préparation.

Les étiquettes

Pour savoir à qui l'on parle, il faut aussi savoir qui pense comme qui. Chacun peut afficher des étiquettes, de trois sortes, qui ne durent pas le même temps.

  • La formation — le parti politique, dans l'agora nationale : l'étiquette qu'on porte dans la vraie vie. Une seule, ou électeur libre, et sur tous les sujets. C'est elle qui donne à chaque courant d'opinion sa part des sièges, minorités comprises.
  • Le courant — dans une campagne : le mouvement se divise en quelques grands courants, tous sujets confondus. Un seul par campagne ; qui suit deux campagnes porte un courant dans chacune.
  • La position — sur une proposition : la couleur de l'alternative qu'on soutient. Elle change à chaque sujet. C'est la même position, et elle se verra de la même façon, sur les propositions des délibérations nationales et sur les Props de Doctrino — avant même le sas, dans les sondages d'opinion lancés dans les groupes, pour voir qui pense comme soi.

Une militante est encartée dans un parti : c'est sa formation, partout. Dans une campagne, elle se range dans un courant : c'est le sien, dans cette campagne seulement. Sur la loi sur l'eau, elle soutient l'alternative 3 : c'est sa position, sur ce sujet seulement.

Une personne porte trois sortes d'étiquettes. La formation : le parti, dans l'agora nationale, une seule étiquette sur tous les sujets. Le courant : dans une campagne, un seul par campagne. La position : sur une proposition ou une Prop, avant le sas comme après, elle change à chaque sujet.
Les étiquettes ne déplacent personne : le registre garde chacun dans sa case, et elles s'y attachent après coup.
Une étiquette n'est pas un groupe de travail. Les groupes thématiques réunissent ceux qui travaillent ensemble, et l'on peut en fréquenter plusieurs ; une étiquette dit avec qui l'on pense, et chacun n'y est compté qu'une fois.

Pour aller plus loin